Montant du capital décès versé par la sécurité sociale en 2024

3 472 euros. Voilà la somme qui, en 2024, incarne le soutien de la sécurité sociale face à la perte d’un conjoint salarié. Au-delà du choc et du vide, la réalité financière s’impose, brutale. Loyer, impôts, échéances bancaires, frais scolaires : tout continue de tomber, implacable, pendant que l’équilibre du foyer a volé en éclats. La question du capital décès n’est pas théorique, elle se pose au quotidien, et il est urgent de savoir à quoi s’en tenir.

Quand le décès frappe, des dispositifs existent pour limiter la casse du budget familial. Les prestations de décès de la sécurité sociale, souvent méconnues, sont là pour ça. Elles ne résolvent pas tout, mais permettent de faire face aux premières urgences, de garder la tête hors de l’eau le temps de réorganiser sa vie.

Qui a droit à cette aide financière ?

La sécurité sociale ne verse pas son capital décès à tout le monde. Pour obtenir ce coup de pouce, il faut que le défunt ait, dans les trois mois précédant son décès, connu l’une des situations suivantes :

  • Travaillé comme salarié, même à temps partiel ;
  • Bénéficié d’allocations chômage versées par Pôle Emploi ;
  • Perçu une pension d’invalidité ;
  • Touché une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle pour une incapacité permanente d’au moins 66,6 %.

Impossible en revanche d’y prétendre si la personne décédée touchait déjà une pension de retraite. C’est la règle, sans exception.

Comment demander le capital décès ?

Le versement du capital décès n’a rien d’automatique. Les proches doivent impérativement se tourner vers la CPAM, la MSA ou la sécurité sociale des indépendants selon la situation professionnelle du défunt, pour formuler leur demande.

Un formulaire spécifique est accessible sur le site de la sécurité sociale. Le conjoint, ou les autres bénéficiaires potentiels, dispose de deux ans pour faire la démarche auprès de la caisse compétente. Mais attention, il existe une subtilité : si le conjoint survivant est considéré comme bénéficiaire prioritaire, il n’a qu’un mois à compter du jour du décès pour faire valoir ce statut. Passé ce délai, le droit de priorité disparaît.

Quel est le montant du capital décès ?

Pour les salariés

Le capital décès versé par la sécurité sociale aux ayants-droit d’un salarié s’élève à 3 472 euros. Ce chiffre est actualisé chaque année, avec le dernier montant connu fixé au 1er avril 2020.

Pour les artisans et commerçants

Les indépendants ne sont pas logés à la même enseigne. Le montant varie selon qu’ils étaient en activité ou retraités au moment du décès. Pour mieux s’y retrouver :

  • Artisan ou commerçant encore en activité : 8 104,80 € ;
  • Artisan ou commerçant à la retraite : 3 241,92 €.

En parallèle, les enfants peuvent recevoir une somme complémentaire de 2 026,20 € par la Sécurité sociale des indépendants.

Comment s’effectue le versement ?

La logique du versement privilégie d’abord les personnes qui vivaient réellement à la charge du défunt, de façon permanente. Si, trente jours après le décès, aucune demande n’a été faite ou aucun ayant-droit prioritaire ne s’est manifesté, la somme est alors redistribuée selon cet ordre :

  • Au conjoint survivant, qu’il soit marié ou pacsé avec le défunt ;
  • Aux enfants, à parts égales ;
  • Aux parents (ascendants).

Ce capital peut permettre de couvrir une partie des frais d’obsèques, qui pèsent lourd dans les jours qui suivent la disparition d’un proche. Il ne s’agit pas d’un remboursement automatique des factures, mais d’une somme libre d’utilisation, à la discrétion des bénéficiaires.

D’autres dispositifs existent pour venir en aide aux familles après un décès. L’allocation décès de Pôle Emploi, l’assurance veuvage (en attendant la pension de réversion), ou des aides destinées aux orphelins font partie de l’arsenal d’aides disponibles. Chacune a ses règles, ses conditions, ses délais. Pour y prétendre, il faut impérativement contacter les organismes compétents, souvent dans des délais serrés.

Un dossier mal rempli ou envoyé trop tard et l’aide s’envole. Dans ce moment de flottement où tout vacille, connaître ses droits et agir rapidement, c’est la meilleure façon de préserver ce qui peut l’être. La sécurité sociale ne remplace personne, mais elle permet parfois de traverser la tempête sans sombrer totalement.

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