Nous recevons régulièrement des e-mails de nos lecteurs, avec des demandes d’informations et/ou des questions. De nombreuses questions reviennent régulièrement. Dans un souci de diffusion et de simplicité, nous avons donc décidé de regrouper toutes vos demandes ici et d’y répondre, au bénéfice du plus grand nombre possible et en espérant que cela vous permettra de choisir judicieusement votre appareil auditif !
Est-il utile de se préparer à la prévention, c’est-à-dire avant l’apparition d’une perte auditive et à la prévenir ?
Non, vous n’êtes pas obligé de porter des appareils auditifs si vous n’avez pas de perte auditive.
Les appareils auditifs ne servent pas à empêcher la survenue d’une perte d’audition, mais à rendre la vie plus confortable quand cette perte est bien là. Pour limiter l’usure de l’oreille, il faut la protéger des agressions sonores. L’oreille, c’est votre vigie : elle analyse l’environnement, même en pleine nuit, même quand la lumière s’éteint, elle reste à l’affût. Malheureusement, elle évolue dans un monde saturé de bruits, circulation urbaine, chantiers, concerts, écouteurs, MP3. Sans précaution, elle s’use prématurément : c’est la presbyacousie. Pour limiter ce risque, privilégiez des protections auditives adaptées en présence de bruit excessif et misez sur une alimentation riche en antioxydants, qui combat le vieillissement cellulaire.
Une fois les cellules de l’oreille abîmées, impossible d’en retrouver de nouvelles : la seule voie pour retrouver un confort d’écoute passe par l’appareillage. Quel que soit le montant investi, une aide auditive est un amplificateur qui compense la destruction des cellules ciliées. L’adaptation demande parfois du temps et n’est jamais totalement parfaite, mais elle change la donne pour qui veut rester dans la conversation.
J’ai plus de 80 ans et une surdité sévère : est-il temps de mettre les voiles ou est-ce trop tard ?
Il n’est jamais trop tard pour s’équiper. Et il n’est jamais trop tôt non plus, puisque la presbyacousie peut débuter bien avant 80 ans. Il vaut mieux ne pas attendre pour agir dès les premiers signes de gêne auditive. Commencer tôt facilite l’habituation à la perception amplifiée des sons : on peut porter l’appareil au restaurant, devant la télévision, en réunion, avant de l’adopter plus largement. Progressivement, le confort retrouvé fait que l’appareil devient un compagnon du quotidien. À l’inverse, une adaptation trop tardive peut s’avérer désagréable : l’utilisateur s’est habitué au silence, à l’isolement, et l’amplification sonore risque d’être perçue comme intrusive. La marche d’adaptation devient alors plus escarpée. Pourtant, il reste préférable de s’appareiller : bien entendre, c’est aussi préserver sa jeunesse cérébrale et limiter le risque de déclin cognitif, de dépression ou de démence.
En France, 75 % des personnes touchées par la presbyacousie refusent l’appareillage traditionnel, souvent pour des raisons esthétiques ou de coût. L’âge moyen du premier équipement tourne autour de 75 ans, et 10 à 15 % des appareils finissent oubliés dans un tiroir. Cette tendance se retrouve ailleurs. Pourtant, les aides auditives préréglées séduisent dès la soixantaine : elles facilitent un ajustement précoce et une adoption en douceur.
J’ai une perte auditive de 30 % et 15 %. Pensez-vous que je devrais avoir un appareil auditif ? Je suis gêné lors de conversations avec plusieurs orateurs et j’ai des acouphènes. Le port d’appareils auditifs améliorera-t-il ma situation ? Mon médecin ORL m’a dit que je pouvais encore attendre.
En général, un médecin ORL prescrit un appareillage à partir de 30 dB de perte. Dans votre cas, un ajustement sur une oreille pourrait déjà se justifier, surtout si la gêne est bien réelle. L’élément clé reste votre ressenti au quotidien : si la gêne vous handicape, même par intermittence, il vaut mieux ne pas attendre. Rien n’interdit de ne porter l’appareil que dans les situations où cette gêne apparaît.
Désormais, le médecin généraliste peut également prescrire une aide auditive, pas uniquement l’ORL. Il est donc possible de recueillir plusieurs avis si besoin. Les aides auditives préréglées, disponibles sans ordonnance, représentent une option pratique pour les premières gênes. Intra-auriculaire ou supra-auriculaire, le choix est vaste et, en cas d’insatisfaction, la plupart des marques proposent des offres « satisfait ou remboursé » de 14 à 30 jours. Privilégiez des appareils de qualité, certifiés CE et reconnus sur le marché.
Un appareil auditif doté d’une bonne réduction du bruit ambiant apportera un réel soulagement. De plus, pour les acouphènes, l’amplification des sons utiles masque souvent la gêne et permet de relâcher la pression psychologique causée par le bourdonnement.
Je suis embarrassé dans la vie de tous les jours, mais je refuse de dépenser une fortune pour un audioprothésiste. Que pensez-vous des solutions préréglées pour retrouver du confort au quotidien ?
Votre démarche reflète le pragmatisme de millions de Français : ressentir une gêne sans vouloir y consacrer un budget démesuré. Chez Elixir-Audition, nous saluons l’intérêt croissant pour les aides auditives préréglées et nous ne manquons pas de conseiller sur ce sujet, tout en soulignant qu’il faut comparer attentivement les modèles : tous ne se valent pas. Nous veillons à fournir des recommandations claires pour faire le bon choix et identifier les points techniques à examiner avant d’acheter.
Concrètement, les aides auditives classiques et les préréglées ne répondent pas aux mêmes besoins : le sur-mesure cible les pertes auditives importantes, tandis que le préréglage s’adresse à la presbyacousie. Le marché propose la même offre coûteuse à une minorité de personnes atteintes de déficience auditive qu’à la majorité touchée par la presbyacousie, ce qui aboutit à la situation suivante :
- Les Français retardent l’équipement : âge moyen de 75 ans, acceptation plus difficile, et 10 à 15 % des appareils finissent inutilisés.
- La majorité refuse tout simplement de franchir le pas.
La presbyacousie se caractérise par une perte des hautes fréquences : l’audiogramme est assez standard. Cette uniformité technique rend le préréglage performant, à condition d’opter pour un appareil doté d’un bon processeur et respectant des critères de qualité. Nous avons comparé une dizaine de modèles dans une étude détaillée, disponible sur notre site.
En 2012, une étude clinique américaine en double aveugle a confronté aides auditives traditionnelles sur ordonnance et appareils préréglés auprès de personnes âgées de 50 à 79 ans souffrant de presbyacousie. Le verdict est sans appel : les modèles préréglés abordables apportent un réel bénéfice. L’étude, en anglais, se consulte dans les sources de l’article.
Outre nos propres tests et de nombreux témoignages recueillis, le web fourmille d’avis positifs sur les préréglés. Les critiques viennent surtout des audioprothésistes (on devine pourquoi) et, par ricochet, des ORL. À ce sujet, l’enquête de l’UFC Que Choisir est parlante, et nous vous invitons à tester par vous-même !
Piles rechargeables ou batteries traditionnelles à remplacer : quelles sont les meilleures, les plus fiables et les moins dangereuses pour l’organisme ?
Les piles utilisées dans les aides auditives ne présentent pas de risque pour la santé. Le choix entre rechargeable ou non dépend des préférences et contraintes de chacun.
Voici les principaux points à connaître sur les modèles rechargeables :
- Leur taille occupe plus de place, donc elles équipent essentiellement les intra-conques et les contours d’oreille.
- Le coût est plus élevé.
- L’autonomie diminue chaque année de 10 à 20 % environ : il faut recharger chaque soir, même après un investissement important.
L’absence de manipulation de petites pièces constitue leur principal avantage, particulièrement appréciable pour les personnes âgées ou ayant des difficultés de dextérité. Beaucoup privilégient alors le contour d’oreille, plus simple à manipuler.
Quant aux batteries classiques, elles permettent une semaine d’utilisation avant d’exiger un remplacement. Changer la pile une fois par semaine reste une opération rapide.
Mon mari entend mal depuis des années, ce qu’il refuse d’admettre. Il refuse catégoriquement de porter un appareil auditif visible. Existe-t-il une marque invisible, particulièrement puissante et discrète ?
Le refus d’accepter une perte auditive touche principalement les hommes : c’est un constat récurrent. Les femmes cherchent des solutions, les hommes les repoussent. Pourtant, la presbyacousie attaque d’abord les hautes fréquences : ce sont donc les voix féminines ou d’enfants qui deviennent difficiles à comprendre. Les scènes de famille sont éloquentes : un homme qui entend mal, une femme qui répète, des enfants qui s’impatientent, et chacun y va de son explication pour masquer le problème.
Pour traiter la presbyacousie, deux options existent : le contour d’oreille (visible) ou l’intra-auriculaire (invisible). Pourtant, les audioprothésistes orientent massivement les ventes vers le contour d’oreille, pour des raisons économiques :
- Le même modèle s’adapte à droite ou à gauche, ce qui facilite la production en série et diminue les coûts.
- Pas besoin de moulage personnalisé, puisqu’il repose sur le pavillon.
- Pour compenser le décalage sonore généré par le port bilatéral, il faut souvent deux appareils.
- Le micro exposé amplifie le bruit du vent, ce qui occasionne la vente d’options supplémentaires.
- Les sons venant de derrière sont amplifiés, d’où la nécessité d’un micro omnidirectionnel.
Ce sont des dépenses évitées avec un intra-auriculaire, qui profite de l’amplification naturelle de l’oreille. Nous détaillons ces différences dans un article dédié.
Votre mari peut donc tout à fait essayer un appareil invisible, à condition de passer outre les arguments de l’acousticien qui pourrait invoquer la morphologie de son conduit auditif ou son mode de vie pour l’en dissuader. Sur le plan technique, moins d’une dizaine de fabricants dominent le marché mondial. Même les préréglés sortent des mêmes usines. Finalement, ce qui compte, c’est l’honnêteté du vendeur plus que la performance affichée.
J’ai une ordonnance pour un appareil à deux oreilles. Je souhaite un appareil discret et efficace. Comment s’y retrouver parmi les marques et les différents modèles ?
Nous avons publié plusieurs analyses sur le sujet : pour identifier les caractéristiques techniques à privilégier lors de l’achat, consultez notre guide d’achat : « Comment choisir un appareil auditif lorsque vous ne savez pas de quoi il s’agit ». Pour comparer les modèles contour d’oreille et intra-auriculaires, l’article « BTE, la star des ventes d’appareils auditifs » vous apportera des éclairages concrets. Enfin, pour saisir la différence entre sur-mesure et préréglé, lisez les articles suivants :
- Prothèses auditives vs assistants à l’écoute : différences et points communs
- Est-ce que toutes les aides auditives préréglées sont identiques ?
- Un essai clinique fait l’éloge des avantages des aides auditives préréglées.
En clair, si votre gêne auditive est liée à l’âge, l’intra-auriculaire, très discret, s’avère pertinent (petite définition de la presbyacousie ici). Côté performances, le choix se fait parmi une dizaine de fabricants : privilégiez les appareils aux normes CE, avec des caractéristiques techniques transparentes et un service client disponible. Un essai est généralement proposé, que ce soit chez l’audioprothésiste ou via la garantie « satisfait ou remboursé ».
Dans la phase de recherche des équipements, pouvons-nous faire des tests auprès de plusieurs audioprothésistes ?
Absolument. Multiplier les essais et recueillir différentes informations vous permettra de comparer le contour d’oreille, l’intra-auriculaire, le sur-mesure et le préréglé, et de découvrir l’offre de diverses marques. Prenez votre temps : c’est vous, et vous seul, qui porterez l’appareil chaque jour.
Attention toutefois : les essais gratuits chez l’audioprothésiste nécessitent souvent un chèque de caution couvrant l’estimation de l’appareil et le suivi, soit près de 3 000 €. Si l’appareil est endommagé durant l’essai de 30 jours, la facture peut atteindre le prix d’un appareil et de plusieurs années de suivi. Renseignez-vous bien et négociez le montant de cette caution.
Je suis plongeur en bouteille, navigant depuis l’âge de 50 ans. Avec mes appareils auditifs (coûteux), mes voisins immédiats entendent le sifflement de l’appareil. Cela rend la participation à une réunion difficile. Lorsque je retire l’appareil et que je me pince le nez pour débloquer mes oreilles, j’entends bien mon interlocuteur et ma propre voix résonne fort.
Pouvez-vous me recommander des examens plus performants ?
Plusieurs points sont à distinguer : le sifflement de l’appareil, et le besoin de compensation pour mieux entendre.
Le sifflement correspond à un effet de rétroaction : l’amplificateur et le micro trop proches créent une boucle sonore. Pour l’éviter, il faut bien ajuster l’appareil au conduit auditif. Si le sifflement persiste, cela peut venir de :
- Un embout qui n’obstrue pas parfaitement le conduit ou un mauvais ajustement. Pour un préréglé, changez la taille de l’embout ; pour un sur-mesure, demandez un nouvel ajustement.
- Un bouchon de cérumen qui bloque le conduit : une visite chez l’ORL s’impose.
- Une mauvaise position de l’appareil dans l’oreille : repositionnez-le soigneusement.
Concernant le besoin de compensation (se boucher le nez pour déboucher les oreilles), cela peut trahir :
- La présence d’un bouchon de cérumen, que la compensation repousse, améliorant temporairement l’audition.
- Un problème de trompe d’Eustache.
Un bilan ORL, voire auprès d’un médecin fédéral, est conseillé pour vérifier l’état de vos conduits auditifs et réaliser des examens complémentaires.
Pourquoi, malgré un appareil auditif, dois-je toujours allumer le téléviseur au maximum et lorsque je réponds au téléphone, je n’entends pas la personne à qui je parle ? Que dois-je faire ?
Ce scénario n’est pas normal : le réglage de votre appareil doit être revu. Une aide auditive bien paramétrée permet de baisser le son de la télévision et de converser au téléphone sans difficulté particulière. Si le rendu sonore semble métallique ou que l’adaptation prend du temps, c’est courant, mais dans votre cas, il s’agit d’un mauvais ajustement.
Si l’appareil a été adapté par un audioprothésiste, retournez voir ce professionnel pour un réglage fonctionnel. Avec un modèle préréglé, retournez-le et demandez un test auditif chez l’ORL : il est possible que votre perte auditive ne soit pas compatible avec ce type d’appareil.
Je porte un appareil auditif depuis deux ans maintenant. Récemment, j’ai l’impression de ne plus rien entendre : combien de temps dure un appareil auditif ?
L’achat d’un appareil chez un audioprothésiste inclut généralement un suivi de 4 à 5 ans. Cette durée est précisée sur le devis. Profitez de ce service : chaque année, et dès que nécessaire, vous pouvez faire régler ou entretenir votre appareil gratuitement. Il est rare qu’une perte d’audition évolue à ce point en deux ans, sauf accident sonore. Le plus souvent, un dépôt de cérumen, de la poussière ou des résidus bloquent la sortie du son. Consultez votre audioprothésiste pour un entretien.
Pour les modèles préréglés certifiés CE, la durée de vie est d’au moins 3 ans. Là encore, un entretien ou un nettoyage peut suffire. Contactez l’entreprise qui vous a vendu l’appareil pour être accompagné dans la maintenance.
Sommes-nous actuellement en mesure d’éliminer complètement le son quelque peu « métallique » de des appareils auditifs ?
Non. Comme expliqué précédemment, la perte auditive provient d’une destruction partielle ou totale du nerf auditif. L’appareil ne fait qu’amplifier les sons : il ne régénère pas le nerf. Aucun dispositif, quel que soit son tarif, ne rendra l’audition de vos vingt ans. Il faut accepter cette limite.
La qualité de l’expérience dépend du processeur utilisé. Les modèles actuels sont performants, surtout en associant intra-auriculaire et processeur de qualité (certains coûtent moins de 300 €). Cette combinaison offre souvent une très bonne acceptation à l’utilisateur.
J’ai pu lire que les appareils les plus discrets placés dans le conduit créent un fort inconfort et qu’il vaudrait mieux opter pour un modèle externe.
Quelle marque est recommandée et pouvons-nous déjà équiper l’oreille la plus défaillante au départ ? Les appareils à 350 euros sont-ils une solution ?
La question porte sur plusieurs aspects. Les différences entre intra-auriculaires et contours d’oreille sont détaillées dans d’autres articles ; voici les points essentiels :
- L’intra-auriculaire est discret, exploite la forme naturelle de l’oreille pour amplifier et spatialiser les sons, et permet fréquemment un appareillage unilatéral. Les aides auditives vendues par les audioprothésistes sont moulées sur mesure : le risque d’inconfort existe, ce qui explique qu’elles ne représentent que 20 % des ventes, malgré une préférence marquée des utilisateurs. Les préréglés intra-auriculaires, eux, s’adaptent grâce à un embout souple en silicone, assurant un port confortable.
- Le contour d’oreille est visible, placé sur le pavillon, et ne permet pas de spatialiser les sons ni de les transmettre au tympan sans délai. Il nécessite donc souvent une adaptation bilatérale. Il amplifie les bruits du vent et les sons provenant de l’arrière, ce qui induit l’achat d’options supplémentaires. Ce type de modèle est surtout conseillé aux personnes âgées ou à celles dont le conduit auditif est trop étroit pour accueillir un intra-auriculaire (moins de 5 % des cas).
Le marché est dominé par une poignée de fabricants mondiaux : qu’il soit préréglé ou sur mesure, l’appareil provient des mêmes usines. Le préréglage ne comprend pas de suivi sur plusieurs années, ce qui le rend adapté à la presbyacousie, où ce suivi est rarement nécessaire. À consulter, l’essai clinique américain qui compare sur-mesure et préréglé chez les personnes atteintes de presbyacousie bouscule beaucoup de préjugés.
Combien coûtent les appareils auditifs les moins chers ?
La gamme de prix est très large. Nous avons analysé l’offre dans l’article « Secteur des aides auditives, mutations majeures ». Sur Ali Baba, Wish, Lidl, Darty ou Amazon, on trouve des appareils autour de 50 €. Il ne faut pas s’attendre à des miracles : amplification sommaire, absence de certification CE, risques potentiels pour l’audition. Ce type d’achat peut vite se révéler contre-productif et nourrir la déception.
Les modèles préréglés de qualité, eux, coûtent de 300 à 400 €. Ils sont certifiés CE, leurs caractéristiques sont clairement affichées, et les retours clients sont très positifs. Nous avons réalisé une comparaison détaillée sur le terrain dans l’article « Est-ce que toutes les aides auditives préréglées sont identiques ? » Certains de ces appareils rivalisent avec les systèmes haut de gamme : design, efficacité, relation client.
Viennent ensuite les prothèses traditionnelles, dont le parcours de soins est encadré, plus adaptées aux personnes malentendantes. Les processeurs sont identiques, mais selon un documentaire de France 5, ils sont bridés pour justifier les écarts de prix. Avec la CMU, l’appareil est gratuit ; sinon, 80 % des utilisateurs paient au moins 1 550 € par an. Entre un appareil CMU, un préréglé ou un sur-mesure, il n’y a pas de différence fondamentale.
Que penser des appareils « low cost » ? Certains utilisateurs trouvent leur compte avec ces solutions, à condition qu’elles tiennent la distance. Notre test comparatif « Est-ce que toutes les aides auditives préréglées sont identiques ? » va dans le même sens.
Comment choisir ce qui est le mieux parce que les audioprothésistes me poussent vers un équipement qui coûte 3 100 euros ?
Ce genre de pression tarifaire ne surprend personne. Nous avons listé les critères techniques essentiels dans un guide d’achat accessible ici : « Guide d’achat : comment choisir son appareil auditif quand on ne sait pas de quoi il s’agit ». Les différences entre sur-mesure et préréglé sont expliquées dans plusieurs articles :
- Presbyacousie et déficience auditive : différences et points communs
- Les obstacles aux aides auditives des Français
- Prothèses auditives vs assistants à l’écoute : différences et points communs
- Un essai clinique met en avant les avantages des appareils auditifs préréglés
- Est-ce que toutes les aides auditives préréglées sont identiques ?
- Prothèses auditives préréglées : pourquoi les professionnels de l’audition s’y opposent-ils ?
Comment traiter la presbyacousie ?
Bien que la presbyacousie ne soit pas réversible, plusieurs solutions permettent de mieux vivre avec. Les options les plus courantes incluent les appareils auditifs, les dispositifs d’aide à l’écoute et certains traitements médicamenteux. Les aides auditives, ces petits dispositifs électroniques, amplifient le son et facilitent la perception de la parole et des sons pertinents. Parfois, des médicaments comme les stéroïdes ou les anti-inflammatoires sont prescrits pour réduire l’inflammation de l’oreille interne et améliorer, dans certains cas, l’audition.
D’autres approches existent : la thérapie et des changements de mode de vie peuvent aider à mieux gérer la communication dans les environnements difficiles. Adopter une alimentation saine, réduire l’exposition au bruit, et cesser de fumer figurent parmi les habitudes qui contribuent à préserver l’audition. Si vous, ou l’un de vos proches, ressentez une gêne auditive, il est préférable de consulter rapidement un médecin. Un diagnostic et une intervention précoces peuvent transformer le quotidien et préserver la qualité de vie face à la presbyacousie.
Le véritable enjeu des prothèses auditives, c’est d’ouvrir la porte à une vie sociale retrouvée, un cerveau stimulé, et des liens maintenus. Rester à l’écoute du monde, c’est préserver bien plus que son audition : c’est garder la main sur sa liberté.





