Les idées reçues pullulent sur la réalité financière d’une famille d’accueil au Québec. Certaines persistent, d’autres se modifient au gré des discussions.
Voici un tour d’horizon précis des réponses aux questions qui reviennent sans cesse sur la rémunération et le quotidien des familles d’accueil dans la province.
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Qu’est-ce qu’une famille d’accueil ?
Une famille d’accueil, le plus souvent un couple ou un foyer, parfois une personne seule, décide d’ouvrir sa porte à un ou plusieurs enfants de moins de 17 ans traversant des difficultés. Ce n’est pas un simple hébergement : il s’agit d’offrir un cadre de vie apte à soutenir le développement de l’enfant.
Concrètement, cela signifie instaurer une ambiance rassurante, constante, sécuritaire et stimulante. L’accueil peut durer quelques semaines, des mois, voire devenir durable.
Quels enfants sont confiés aux familles d’accueil ?
Les enfants orientés vers une famille d’accueil au Québec relèvent généralement de l’un ou plusieurs de ces groupes :
- Enfants issus de familles en grande difficulté ;
- Jeunes vivant avec un handicap physique ou intellectuel ;
- Enfants présentant des troubles du comportement.
Combien touche une famille d’accueil ?
Chaque famille d’accueil reçoit au minimum 21 000 dollars, non imposables, par an pour chaque enfant. Ce montant varie selon la région, la situation de la famille, le profil de l’enfant accueilli et peut grimper jusqu’à près de 40 000 dollars annuels par enfant.
Cette allocation s’accompagne d’avantages fiscaux et d’un accompagnement des centres jeunesse locaux, qui facilitent le quotidien et la gestion des situations parfois complexes.
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Comment devenir famille d’accueil au Québec ?
Au Québec, l’accès au rôle de famille d’accueil n’est pas réservé à une catégorie de la population. Peu importe l’origine, l’orientation, la couleur de peau ou le statut d’immigration, la porte reste ouverte à toutes celles et ceux prêts à s’engager pour le bien d’un enfant.
Mais la motivation ne suffit pas. Un certain nombre de critères sont examinés avant de confier un enfant : compétences relationnelles, qualités humaines, organisation, environnement du foyer et d’autres aspects sont passés au crible.
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Quelles conditions remplir pour accueillir un enfant ?
Pour accéder à ce rôle, il faut répondre à des exigences précises, qui concernent à la fois la personne et sa résidence :
- Les conditions personnelles à respecter ;
- Les conditions liées au logement.
Sur le plan personnel, il faut notamment :
- Avoir atteint la majorité (18 ans ou plus) ;
- Être citoyen canadien ou résident permanent ;
- Ne pas avoir été déclaré en faillite au cours des trois dernières années ;
- Disposer d’une assurance habitation adaptée à l’accueil ;
- Avoir suivi une formation de base en premiers soins/cardiopulmonaires ;
- Ne présenter aucun antécédent judiciaire, tout comme les autres résidents du foyer.
Concernant la résidence, certains points sont incontournables :
- Le quartier doit garantir la sécurité ;
- En présence d’un jeune à mobilité réduite, le domicile doit être aménagé en conséquence ;
- Respect des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire ;
- Existence d’espaces communs pour les activités quotidiennes ;
- Prévoir une chambre conforme aux standards gouvernementaux pour assurer un cadre sain à l’enfant.
Pour des renseignements détaillés sur les critères à remplir, le site officiel du gouvernement du Québec reste la meilleure source d’information.
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La question qui fâche : la rémunération des familles d’accueil
Depuis que le dispositif a vu le jour, la rémunération des familles d’accueil suscite des débats animés. Certains redoutent qu’une motivation purement financière pousse des personnes peu scrupuleuses à accueillir des enfants. Ce risque existe, certes, mais le choix du gouvernement de rémunérer les familles repose sur des réalités concrètes.
Le coût d’un enfant n’a rien d’anodin. Au Québec, élever un enfant représente environ 200 000 dollars au total. Avec un salaire moyen de 40 000 dollars, le calcul est vite fait : pour beaucoup, accueillir un enfant pourrait relever de l’abnégation pure sans compensation.
Cette aide financière agit donc comme un levier : elle permet à des familles hésitantes, freinées par des raisons économiques, de franchir le pas et d’offrir un foyer à un jeune en difficulté.
Merci d’être allé au bout de cet article. Si le sujet vous interpelle, la discussion reste ouverte : vos commentaires et réactions comptent, tout comme chaque voix engagée pour les enfants du Québec. Le prochain chapitre, c’est peut-être le vôtre.


