Les entorses de la cheville ne font pas dans la rareté : elles frappent sans prévenir, que l’on sorte d’un terrain de sport ou d’une simple marche sur un trottoir irrégulier. Face à la douleur et à l’incertitude, le choix du bandage n’est pas anodin : plusieurs options existent, chacune avec ses atouts et ses limites pour accompagner la reprise du mouvement.
Dans l’urgence, le bandage élastique reste le réflexe de beaucoup. Facile à ajuster, il permet de doser la compression, de s’adapter à la forme du pied, et de réagir vite après l’accident. Mais lorsque la blessure s’avère plus sérieuse, le recours à une orthèse ou à une attelle s’impose. Ces dispositifs, bien plus rigides, immobilisent la cheville pour éviter d’aggraver la situation, quitte à brider la liberté de mouvement. Entre ces deux extrêmes, les bandes adhésives thérapeutiques, souvent appelées tapes, proposent un compromis intéressant : elles ciblent le maintien là où c’est nécessaire, sans transformer la cheville en bloc de béton.
Les différents types de bandages pour entorse de la cheville
Les techniques de strapping
Le strapping a conquis le monde sportif : il s’agit d’une méthode de contention externe qui associe différentes bandes pour renforcer et sécuriser l’articulation fragilisée. Voici l’équipement généralement mobilisé pour un strapping efficace :
- Bande de strapping
- Spray adhésif
- Bande adhésive non élastique
- Bande de compression élastique
- Ciseaux
- Sous-couches de protection
Les orthèses et attelles
Quand la douleur est vive ou que l’entorse ne laisse plus place au doute, les orthèses et attelles deviennent incontournables. Plusieurs solutions existent selon la gravité :
- Chevillère ligamentaire
- Attelle de cheville
- Botte de marche
- Chevillère de sport
- Chevillère proprioceptive
- Chevillère ligamentaire stabilisatrice
Bandes adhésives et autres options
Pour ceux qui cherchent à stabiliser sans immobiliser complètement, les bandes adhésives et tapes offrent une solution souple. Elles combinent maintien et mobilité, ce qui les rend attractives dans de nombreuses situations :
- Bande de crêpe
- Bande extensible
- Bande adhésive
- Bande cohésive
Cette variété de dispositifs permet d’ajuster la réponse à chaque type d’entorse, du petit faux pas à la blessure plus sérieuse.
Avantages et inconvénients de chaque type de bandage
Strapping de la cheville
Le strapping s’impose souvent pour les entorses d’intensité moyenne à forte. Il stabilise sans transformer la cheville en carapace, ce qui séduit bon nombre de sportifs. Son efficacité dépend pourtant d’une pose méticuleuse. Une erreur, une bande trop serrée, et la circulation sanguine en pâtit. L’apprentissage de la technique, idéalement auprès d’un professionnel, reste donc primordial.
Bandes adhésives et tapes
Les bandes adhésives, y compris la version cohésive ou la classique bande de crêpe, se montrent utiles pour un maintien léger et pour limiter l’œdème. La bande de crêpe garde le pansement en place, tandis que la bande élastique adhésive offre un soutien adapté aux entorses simples. Leur limite ? Elles ne font pas le poids face à des blessures plus graves, où le besoin de contention devient prioritaire.
Orthèses et attelles
Quand la blessure ne laisse plus de place au doute, orthèses et attelles entrent en jeu. La chevillère ligamentaire stabilisatrice et la botte de marche immobilisent, protègent et laissent le temps à la guérison d’opérer. Leur rigidité, indispensable pour éviter d’autres dégâts, s’accompagne d’un revers : elles limitent les déplacements et peuvent devenir gênantes au quotidien.
Bas de compression
Les bas de compression apportent une aide supplémentaire pour lutter contre le gonflement post-traumatique. En complément d’un bandage ou d’une attelle, ils accélèrent la récupération. Mais leur efficacité reste modérée s’ils sont utilisés seuls pour traiter une entorse sévère.
Comment choisir le bandage adapté à votre situation
Évaluer la gravité de l’entorse
Le premier critère à prendre en compte, c’est la sévérité de la blessure. On distingue trois niveaux :
- Entorse légère : légère déchirure des ligaments, douleur modérée.
- Entorse modérée : déchirure partielle des ligaments, gonflement et douleur plus prononcée.
- Entorse sévère : rupture complète des ligaments, gonflement important, douleur intense, impossibilité de marcher.
Adapter le bandage à l’activité
Le choix du bandage dépend aussi de l’activité envisagée. Voici comment s’y retrouver :
- Strapping de la cheville : adapté aux sportifs, il offre maintien et mobilité.
- Chevillère ligamentaire : discrète, parfaite pour les gestes du quotidien, elle assure une stabilité suffisante.
- Attelle ou botte de marche : réservées aux cas sévères qui demandent une immobilisation intégrale.
Prendre en compte les conditions médicales
Des situations particulières peuvent exiger des solutions spécifiques :
- Instabilité chronique : la chevillière proprioceptive apporte un surcroît de stabilité.
- Tendinite : strapping ou bande adhésive non élastique pour cibler la zone et apaiser la douleur.
Consulter un professionnel de santé
Face à un doute, l’avis d’un professionnel de santé, médecin ou kinésithérapeute, reste la meilleure garantie d’un traitement adapté. Leur expérience fait la différence pour choisir le dispositif le plus judicieux, ajuster la contention, et accélérer la remise sur pied.
Derrière chaque entorse, il y a un parcours à tracer, entre immobilisation et retour à la mobilité. Le bon bandage, c’est celui qui accompagne la guérison sans jamais la freiner.


